lundi 29 avril 2013

Les dix Gagas se réunoient pour presparer la grande feste

Les dix GAGAs en pleine action.

En ces mornes journées de fin asvril , les Dix GAGAs ( Gentils Amuseurs du Glandasse Associés ), se sont enfermés dans une sombre taverne du Dosmaine des Sens, pour la grande feste préparer.
Et en plus, y fay souef !..














On refleschit en petit groupe
et toutes les bonnes volontés sont bienvenues !

Les gentes dames s'occupoient des questions d'intesrieurs


Agenulf le gris se prosternoit desvant deuyx dames...


Mais aussi on essayoit les festivités ....














Et bien sûr on gouste les fameuses recettes d'antan.
Torte auz espinoches arozé d'hypocras
Une chronique ismagée
de Frère Lorenzo de Casabianca

vendredi 26 avril 2013

Comment choisir son prénom et surnom du Moyen-Age :



Au Moyen-âge, il n’y avait pas encore de noms de famille. Cependant, pour se différencier les uns des autres et savoir de qui on parlait, on ajoutait un surnom au prénom de la personne. Ce surnom pouvait avoir différentes origines:
On pouvait surnommer quelqu’un selon son métier: Honorius Le Poissonnier, Charles Le Barbier, Milessent La Lavandière…
Selon son physique: Bartholomé Le Chauve, Denis Le Boiteux, Baudoin Le Gros…
Selon son caractère: Anthèlme Courtois, Clotaire Crétin, Hermance Gaillard…
Le surnom pouvait aussi venir du lieu où l’on habitait, ou du pays d’où l’on venait: Bartholomé Lallemand, Jehan L’Anglais, Ermeline Du Bois…
Vous pouvez donc inventer votre nom du Moyen-âge, en choisissant d’abord un prénom, puis un surnom qui vous ressemble!




Exemples de prénoms masculins du Moyen-Age
Hugues, Sylvestre, Geoffroi, Edmond, Eudes, Herbert, Ratbold, Ramulf, Hervé, Godefroi, Raoul, Landri, Helgaud, Roland, Artaud, Ebble, Glaber, Herlvin, Thibaud, Adhémar, Grégoire, Gerbert, Edouard, Chidelric, Gui, Augier, Léon, Brunon, Audebert, Henri, Renoul, Gislebert, Rodolphe, Walon, Hagrold, Guillaume, Charles, Arnoul, Robert, Benoit, Ascelin, Abbon, Milon, Boniface, Baudoin, Jean, Philibert, Sigefroi, Fulbert, Thierry, Mayeul, Louis, Lothaire, Gilbert, Jacques, Gil, Raimon, Bernard, Mathieu, Pierre, Bernard, Martin, Jaquemet, Hugues, Bertin, Colin, Guiart, Gilles, Albert, Yves, Eudes, Renaud, Aubert, Clément, Guillot, Nicolas, Emery, Albald, Landry, Ingebald, Ermenold, Sorin, Burchard, Sulion, Ascelin, Roger, Balot, Thion, Bertrand, Barthélémy, Adam, Morel, Odard, Ermier, Gérard, Durand, Genson, Durandet, Estienne, Michiel, Jehan, Orry, Sulpice, Lisois, Gelduin, Haimon, Geoffroy, Olivier, Richoard, Eustache, Laurent, Hausset, Enguerrand, Simon, Simonet, Trotin, Bohémond, Bardouyl, Doat, Guilhem, Martin, Isarn, Vital, Thomas, Fermand, Baudos, Guy, Poncet, Astier, Bertin, Jacquemet, Honoré, Thomassin, Giefroi, Harpin, Arneïs, Aimeri, Hernaut, Beuve, Julien...Adelphe Adrien Anthèlme Arnaut Arthur Aurèle Barthelemy Bartholomé Baudoin Béranger Bertrand Clément Clotaire Clovis Colin Enguerrand Eudes Flavien Florentin Gaël Gaëtan Gaspard Gaultier Gauvin Guillaume Hermance Maurin Nestor Nortimer Perceval Pierrick Raoul Robin Roland Tancrède Théobald Thimotée
Aalongue, Abbaud, Abbon, Abelène, Abran, Abzal, Acelin, Achaire, Achard, Acheric, Adalard, Adalbaud, Adalbéron, Adalbert, Adalelme, Adalgaire, Adalgise, Adalicaire, Adalman, Adalric, Adebran, Adélard, Adelbert, Adelin, Adenet, Adhémar, Adier, Adinot, Adolbert, Adon, Adoul, Adrier, Adson, Agambert, Aganon, Agebert, Agelmar, Agelric, Agenulf, Agerad, Ageran, Agilbert, Agilmar, Aglebert, Agmer, Agnebert, Agrestin, Agrève, Aibert, Aicard, Aimbaud, Aimin, Aimoin, Airard, Airy, Alard, Albalde, Albaud, Albéron, Alboin, Albuson, Alchaire, Alchas, Alcuin, Alleaume, Amanieu, Amat, Amblard, Anaclet, Ansbert, Anselin, Ansoald, Archambaud, Arembert, Arnat, Artaud, Aubry, Authaire, Avold, Ayoul, Barnoin, Barral, Baudri, Bérard, Bérenger, Bernon, Bettolin, Betton, Brunon, Burchard, Caribert, Centule, Childebert, Chilpéric, Cillien, Clodomir, Clotaire, Cloud, Colomban, Conan, Conrad, Cybard, Dacien, Dadon, Dalmace, Dambert, Dioclétien, Doat, Drogon, Durand, Eadwin, Ebbon, Ebehard, Eddo, Edwin, Egfroi, Égilon, Eilbert, Einold, Éon, Ermenfred, Ermengaud, Ernée, Ernold, Ernoul, Eumène, Eunuce, Euric, Eustaise, Euverte, Evroult, Fleuret, Flocel, Flodoard, Flouard, Flour, Floxel, Folquet, Fortunat, Foulque, Frajou, Frambault, Frambourg, Frameric, Francaire, Fulbert, Gailhart, Gaillon, Garréjade, Gaubert, Gerbert, Giboin, Gildric, Gislebert, Godomer, Gossuin, Guéthenoc, Guibin, Guiscard, Hatton, Haynhard, Héribert, Herlebald, Herlebauld, Herlemond, Hildebald, Hildebrand, Hilduin, Hoel, Honfroi, Hugon, Humbaud, Isembert, Ithier, Jacquemin, Jacut, Lagier, Lambert, Lancelin, Léothéric, Lidoire, Lisiard, Lothaire, Lubin, Maïeul, Malulf, Marcuard, Maric, Materne, Matfrid, Matifas, Maur, Mauront, Mesmin, Milon, Odo, Oldaric, Orderic, Oricle, Premon, Rachio, Radoald, Radulf, Raginard, Raimbaut, Raimbert, Rainier, Rainon, Ramnulf, Ranulfe, Rataud, Rodron, Romary, Roscelin, Rostang, Salvin, Savaric, Savary, Sébaste, Senoc, Sicard, Siegebert, Sifard, Sigebert, Taillefer, Taurin, Théodebert, Théodemar, Theoderich, Théodran, Thérouanne, Thiégaud, Ursicin, Ursion, Vantelme, Volusien, Warin, Wigeric, Willibert, Wulfoald, Wulgrin...

Exemples de prénoms féminins du Moyen-Age
 Scholastique, Grisegonelle, Adélaïde, Rozala, Berthe, Constance, Emma, Gerberge, Radegonde, Ringarde, Doda, Liétharde, Wiberge, Witburge, Erminilde, Ermengarde, Emeline, Eldearde, Walbruge, Suphitia, Rascende, Berte, Elvide, Sibille, Anne, Adèle, Ermine, Margue, Gertrude, Ameline, Alix, Béraude, Félicie, Masceline, Eldearde, Herrade, HERSENDE, Odeline, Guidesmoth, Margilie, Witasse, Marie, Guigone, Héloise, Gaillardine... Ingeburge, Godeburge, Helvide, Hadvide, Elizabeth, Ermengarde, Berte, Ade, Margue, Tiesce, Hordierne, Asseline, Aelide, Guillelme, Bonete, Geralde, Garcende, Favresse, Sebelia, Mariette, Esclarmonde, Beatrix, Emmeline, Blanche, Marie, Agnès, Nicolette, Benoîte, Isabelle, Catherine, Jeanne, Marguerite, Nicole, Sainteron, Félicie, Margot, Alison, Jeanette, Guigone, Eufémie Sibille, Hermensende, Denise, Aénor, Julienne, Clémence, Olivette, Mariotte, Claire, Jacotte, Jaquette, Gilette, Maroie, Mathilde, Perinne, Laudine, Adèle, Aude, Jeannette...
Aalis, Ada, Adalarde, Adalasinde, Adalburge, Adalinde, Adalsende, Adalsinde, Ade, Adélaïde, Adelberge, Adèle, Adelheit, Adeline, Adelsinde, Adnette, Adrehilde, Advise, Aélais, Aelidis, Aelis, Aélith, Aénor, Agarde, Agathe, Agelberte, Ageruchia, Agnoflède, Aiga, Aïn, Alaine, Alaison, Alaiseta, Alaizie, Alarèse, Alayde, Alazaïs, Albérade, Albereda, Albérée, Alberte, Albine, Alboflède, Alchima, Alcima, Aldeberge, Aléide, Aliénor, Aliète, Aliote, Alix, Almodis, Ameline, Aneglie, Ansgarde, Arambour, Aremburge, Arlette, Asceline, Assalid, Attala, Audeburge, Audefledis, Audovère, Aubrée, Auge, Austreberthe, Azelaïs, Barbe, Balde, Bathilde, Bayonne, Béatrix, Bénigne, Berthe, Betton, Boussarde, Brunehaut, Brunissende, Carensa, Carétène, Clervie, Clotsende, Clotsinde, Dangerosa, Déda, Dies, Elbore, Eliette, Elvide, Emillane, Emma, Erembourg, Ermelne, Ermengarde, Ermenjart, Ermentrude, Ermesinde, Etiennette, Eudoxie, Eusébie, Fleur, Floberte, Flodoberte, Flor, Flore, Foi, Framehilde, Franchilde, Gabrielle, Gausle, Gebétrude, Gerberge, Gerberte, Gerloc, Gersinde, Gillete, Gillote, Gisla, Glossinde, Gontrade, Guen, Guillemette, Guiraude, Hélits, Hermine, Hersent, Hildegarde, Huguette, Hugonette, Hylde, Ide, Inde, Ingonde, Jutta, Lampagia, Léceline, Leudeberte, Liutgarde, Mahaud, Mahaut, Malorsie, Marguerite, Mathe, Mathie, Mathilde, Mechtilde, Mélie, Métronie, Mode, Nantechilde, Ode, Odete, Odile, Odonette, Opportune, Ostrogotho, Pétronille, Phébalde, Placidina, Plectrude, Poppa, Praetoria, Pulcelle, Ragnachilde, Régina, Renaude, Richilde, Rictrude, Rixende, Robresse, Rodheid, Rosemonde, Rothaïde, Rotrude, Sanche, Sancie, Sara, Sédeleude, Sénégonde, Sichède, Souveraine, Thelchilde, Théodechilde, Théodora, Théodrade, Théophanie, , Waldrade, Yolande, Yselda, Ysoir...

mardi 23 avril 2013

Trouver un patron pour fabriquer son costume

Vêtements 


Voici quelques idées de patrons de vêtements n'hésitez pas à créer........

Homme
 

La chainse courte 




A : Devant et dos. Longueur : épaules /mi-cuisses. Largeur : tour de poitrine + 10 cm

B et B’ : ouvertures latérales ou centrales devant et derrière (hauteur : 40 cm)

C : Manches : rétrécissement vers les poignets

D : Empiècements triangulaires sous les emmanchures.

E : Encolure large.

Tissus : lin, coton, soie.

Coloris : blanc, écru


Aménagements particuliers :  
Cette chainse limite le nombre des coutures. 
Elle présente des ouvertures pour donner plus d’ampleur. 
L’ouverture est aménagée entre les points B et B’. 
Elle peut être faite soit sur chaque côté, soit sur le devant et le dos.

L’encolure (E) est large et il n’y a donc pas besoin d’amigaut. Mais vous pouvez très bien

choisir d’en faire un.



Amigaut = ouverture plus ou moins large



 
Les braies 


Pour les Braies vous pouvez vous inspirer d'un jogging



A : hauteur sous la poitrine / mi-mollets

B : empiècements triangulaires à l’entrejambe (hauteur: 10 cm)

C : largeur de la cuisse (prévoir 8 à 10 cm de plus).

D : ourlet des braies pour le passage du cordon

E : entrejambe (15 cm de large)

Tissus : lin, coton.

Coloris : blanc écru


Aménagements particuliers :
Le haut est toujours roulé jusqu’à la taille et resserré par le braïel. 
Les braies arrivent à mi-mollets sans être resserrées.

L’entrejambe est moins large car les empiècements triangulaires donnent plus d’aisance.



les chausses
 

Pour les chausses des leggings doivent faire l'affaire ou des collants épais coupés





 
Femme 
 

La chainse longue ou chemise longue



 
A : Devant et dos. Longueur : épaules /chevilles. Largeur : 1/2 tour de poitrine + 10 cm

B : Empiècements triangulaires latéraux (largeur à la base : 40 à 50 cm, hauteur: de la taille aux

chevilles).

C: Manches : rétrécissement vers les poignets.

D : Empiècements triangulaires sous les emmanchures.

E : Encolure : présente un amigaut (longueur : 10 à 15 cm) pour faciliter le passage de la tête.

Pour la réalisation de l'ourlet en bas de la chainse, il faut au préalable arrondir la robe. 
En effet, le rajout des empiècements latéraux crée des côtés en "pointe" inesthétiques.
 

Tissus : lin, coton, soie, serge, chanvre.


Pour la chainse féminine longue, il vaut mieux prévoir un coton ou un lin fin, car elle était portée

sous une cotte (robe).

Coloris : blanc, écru.


Aménagements particuliers : 
 Certaines chemises étaient brodées ou plissées à l’encolure et aux poignets. 



 
Femme 



Le surcot (version paysanne)



A et B : Devant et dos à pans évasés. Largeur en bas : 1 m à 1.20. Longueur : épaules

/chevilles.

C : emmanchures larges (hauteur : 35 cm)
 
D : Encolure plus profonde devant.

E : Largeur : 1/2 tour de poitrine + 10 cm

Tissus : lin, coton, soie, serge, chanvre.

Coloris : blanc - écru



Le surcot est fermé sur les côtés de deux manières différentes :


- faites une couture jointive sur une trentaine de cm de hauteur de l’aisselle à la taille. 
Le surcot sera 

- ouvert sur le restant de sa hauteur.
 

- ou fermez suivant les principes présentés par les croquis  (voir cotte version noble)

 
Femme



La cotte ou robe (version noble) :

















Elle respecte plus la découpe traditionnelle avec sa forme en "T".
 

A - un devant et un dos rectangulaires avec encolure ronde, plus échancrée devant.

B - deux empiècements triangulaires latéraux permettant l’évasement de la robe. Vous pouvez

les élargir afin d'obtenir une robe plus ample.

C - manche rectangulaire rétrécie au poignet.

D - empiècement triangulaire pour les emmanchures.

E - 1 /2 tour de poitrine + 10 cm. C'est la dimension de base.

F - encolure un peu plus profonde devant, avec un amigaut.


Tissus : lin, coton, soie, serge, chanvre.

Coloris : blanc - écru – couleur

La dimension de base pour la largeur du devant et du dos doit être le tour de poitrine auquel il

convient de rajouter 2O cm en tout (10 devant, 10 dans le dos). Ce type de cotte ne comporte

pas de système de fermeture, elle s’ajuste un peu au corps dans la partie du torse. Il faut donc

prévoir une largeur suffisante pour enfiler la cotte.

 
Aménagements particuliers :  

Dans le cas de la confection d’une robe noble: 
 - vous pouvez fermer les manches en pratiquant une couture de l’emmanchure jusqu’au poignet ou jusqu’au coude.
Dans ce cas la manche peut être fermée par un laçage dans sa dernière partie.
Pour faire celui-ci, vous disposez de deux moyens. 
- Soit coudre des oeillets (les oeillets métalliques étant anachroniques), 
- soit coudre un ruban à travers lequel vous passerez un autre ruban qui

servira à rapprocher les deux bords de la manche


- Le dos peut également être fermé par une série d’oeillets qui permettent un laçage.

Autre modèle ( 2 et 3° croquis)


A - un devant à 3 pans évasés vers le bas.

A’ - un dos à deux pans évasés vers le bas et couture centrale.

B - deux empiècements latéraux devant, à pans évasés vers le bas.

C - manche rectangulaire rétrécie au poignet.

D - empiècement triangulaire pour les emmanchures.

E - encolure la plus étroite possible.





Esméralda L'Egyptienne


 

dimanche 21 avril 2013

Mammonia ou agneau miel amandes


Ingrédients

Pour 6 personnes

1kg de gigot d'agneau désossée
100g de miel liquide (miel d'acacia par exemple)
60g de poudre d'amandes
1 cuillerée à soupe de gingembre frais râpé
1 cuillerée à café de cannelle
2 oignons
huile d'olive
sel,poivre

 

Recette

  1. Couper le gigot en morceaux assez gros (ils réduisent de moitié à la cuisson)
  2. Peler les oignons, les émincer et les faire dorer dans l'huile d'olive. Réserver.
  3. Faire dorer également les morceaux de gigot.
  4. Remettre les oignons; ajouter le miel, la poudre d'amandes, le gingembre, la cannelle. Couvrir d'eau à niveau.
  5. Laisser cuire à feu doux pendant 2 h. Surveiller le niveau de liquide, ajouter de l'eau si nécessaire.
  6. Trente minutes avant la fin de la cuisson, ôter le couvercle pour que le liquide de cuisson s'évapore en partie.
  7. Lorsque l'agneau est cuit, vérifier l'assaisonnement en sel et en poivre.

mercredi 10 avril 2013

Les couleurs des vêtements du moyen-âge



Les étoffes et les couleurs

Au début du moyen âge, on utilise les couleurs neutres dans des draps de laine et de lin.

À la suite des croisades, le luxe de la soie d'orient, les broderies et le coton d'Arabie apparaissent.

D'une manière générale, les couleurs les plus fréquentes sont le bleu, le pourpre, le vert et le rouge.




 

Les couleurs "véritables" et les autres

Mais la vivacité des teintes est le reflet du statut social.

Toutes les couleurs ne se situent pas sur le même plan :
  • On nomme ainsi couleurs "véritables" les teintes franches, lumineuses, saturées et résistantes. 
  • Par opposition aux couleurs peu saturées, ternes, peu résistantes.

Les riches et les puissants portent des couleurs vives obtenues avec des teintures de qualité tandis que les pauvres et les humbles ont des couleurs délavées, grisées à cause des teintures végétales de moindre prix. 
Les couleurs restent les mêmes mais leur qualité non.

Ainsi certaines couleurs sont interdites à  telle catégorie sociale non seulement en raison de leur coloration trop voyante mais aussi à cause du caractère précieux de leurs colorants. 
C’est le cas par exemple des "robes paonacées " (bleu foncé intense), teintées avec un concentré de guède coûteux. 



Pas de mélange de couleurs !

La société Médiévale fait preuve d'une aversion pour les mélanges de couleurs. :

Mêler, brouiller, fusionner, amalgamer sont des opérations jugées infernales car elles enfreignent l’ordre et la nature des choses.On ne mélange pas les couleurs, on juxtapose, on superpose. Le bariolage sur un tissu est la marque de la souillure, marque infamante !


Il y a polychromie  quand les couleurs sont posées sur le même plan, les unes à côté des autres et non empilées. 
Ainsi, porter une chemise blanche, une tunique bleue, une robe rouge et un manteau vert ne constitue pas une tenue bigarrée.

La mode du mi-parti (vêtement de deux couleurs divisé de façon horizontale, verticale ou diagonale) est remarquée chez l'homme au XIVème siècle et se propage par la suite chez la femme 




A chaque classe, ses couleurs.

Chez les paysans, les teintes sont donc généralement assez ternes, particulièrement chez les hommes 

Chez les femmes les couleurs sont plus variées: 

  • La plus courante reste le bleu pour les cottes et les robes, mais on trouve également du rouge, du vert, du "tanné", du noir… 
  • Quant aux chaperons, ils sont souvent rouges, brun sombre, vert, blanc ou "tannés".

Dans les classes nobles, si le bleu est très apprécié, c'est le rouge qui tient la première place dans la hiérarchie des couleurs.

La matière première permettant d'obtenir les teintes les plus écarlates étant extrêmement chère, elle est réservée aux étoffes de la plus haute qualité.
Les soieries de teinte noire sont quant à elles réservées aux costumes princiers 



Des couleurs qui connotent !

Certaines catégories sociales sont identifiables par les couleurs de leurs vêtements,
qui leurs sont imposées par des règlements et des statuts sous formes :


  • blanc et noir : seuls ou en association désignent les misérables et les infirmes (lépreux…)
  • rouge : les bourreaux et les prostituées
  • jaune : les faussaires, les hérétiques et les Juifs. 
  • rouge/vert/jaune : combinaison trichrome la plus voyante qui exprime la polychromie
  • vert seul ou jaune et vert : musiciens, jongleurs, bouffons, fous.

Les jongleur et musiciens portent des vêtements "bariolés" de couleurs rouge, jaune et verte qui les assimilent à la catégorie des réprouvés et des exclus, par distinction avec les gens "honnêtes". 
Les rayures de leurs habits sont associées à l'idée de désordre et de transgression.






Grandeur et décadence de quelques couleurs

Le rouge

Au XIIème siècle c’est la couleur prestigieuse, celle des riches, des puissants.

Le rouge est obtenu de diverses manières.
Mais il y a le bon (écarlate) et le mauvais rouge. 
Le mauvais rouge est symboliquement l'opposé du blanc divin: c’est la couleur du diable et de l’enfer.


Le bleu

Avant le XIIème siècle, le bleu est peu valorisé, et compte moins que les 3 couleurs autour desquelles s’organisent tous les codes de la vie sociale (le blanc, le noir et le rouge).

Puis il y a une forte promotion du bleu dans la deuxième moitié du XIIème siècle, entre autre avec l’adoption de l’azur pour les couleurs royales françaises par Saint Louis.

Vers 1170-1180, on commence à se vêtir de bleu dans les milieux aristocratiques. Les progrès des techniques tinctoriales à la fin du XIIème siècle et au début du XIIIème siècle permettent la fabrication d’un bleu clair et lumineux. 

Le bleu devient même la plus belle des couleurs et il prend dans ce rôle la place du rouge (qui commence à reculer).

 

Le vert

Il est plus difficile à fabriquer et à fixer que le blanc et le noir.

Sur les étoffes et les vêtements les verts peuvent être clairs ou foncés, mais sont délavés, grisés peu résistants à la lumière et aux lessives.

Le vert est longtemps réservé aux vêtements de travail sur lesquels il a un aspect grisé.
La couleur verte, difficile à obtenir, symbolise l’instabilité, l’éphémère, la jeunesse, l’espérance mais aussi le désespoir.

La symbolique de cette couleur est liée aux associations et au contexte. Associé au jaune, il devient la couleur de la folie ou de la mélancolie.


Esméralda l'égyptienne